Assurance Emprunteur

L’assurance emprunteur, pour qui, pour quoi ?
Théoriquement, l’assurance emprunteur n’est jamais obligatoire. Mais dans les faits, votre organisme prêteur exigera toujours des garanties pour vous accorder votre crédit immobilier. Et ce quels que soient son montant (de quelques dizaines de milliers d’euros à plus d’un million) et sa finalité :
l’acquisition d’une résidence principale ;
l’acquisition d’une résidence secondaire ;
l’achat d’un appartement en vue de loger un enfant étudiant ;
l’investissement locatif ;
l’investissement professionnel.
Dans ce dernier cas, attention : le bénéfice des possibilités de résiliation d’assurance de prêt Hamon et Bourquin s’applique uniquement si le crédit vise l’achat d’un immeuble à usage mixte « résidentiel – professionnel ».
L’assurance emprunteur a pour but non seulement de protéger votre banque, certaine d’être remboursée en cas de survenue d’un sinistre garanti, mais également de vous couvrir contre les aléas de la vie (décès, invalidité, incapacité) en prenant en charge vos mensualités ou la totalité du capital restant dû à hauteur des quotités souscrites.

Les autres moyens de garantie financière d’un prêt immobilier
Selon votre dossier d’emprunteur, les organismes prêteurs peuvent parfois accepter d’autres moyens de protection, visés dans le livre IV du Code civil : le nantissement, le cautionnement ou l’hypothèque.
Le nantissement consiste à mettre en garantie un autre bien immobilier ou mobilier, un placement financier ou une assurance-vie. En cas de défaillance de l’emprunteur, l’établissement se remboursera grâce au bien nanti.
Le cautionnement permet de faire garantir votre prêt par un tiers, contre qui la banque pourra se retourner si vous ne remboursez plus vos mensualités, quelles qu’en soient les raisons.
Enfin, la garantie hypothécaire offre à votre organisme prêteur la possibilité de faire saisir et de vendre votre bien en cas d’incidents de remboursement de votre crédit (dans le cas d’achats de biens déjà construits ou de terrains, votre banque peut également proposer une inscription en privilège de prêteur de deniers, un peu moins coûteuse que l’hypothèque).
Si ces dispositifs permettent de rassurer les établissements prêteurs, ils constituent toutefois rarement de véritables alternatives à l’assurance de prêt immobilier qui est quasiment toujours exigée en complément, afin de couvrir les risques de décès de l’emprunteur, voire d’invalidité ou d’incapacité. L’assurance de prêt présente de plus l’avantage d’être plus protectrice : le bien immobilier est préservé, alors qu’il est perdu en cas de réalisation d’une hypothèque ou de privilège de prêteur de deniers.